Bản Tin Liên Hội Nhân Quyền Việt Nam ở Thụy Sĩ

Hát với Solidarność (1)

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Chanter avec SOLIDARNOŚĆ

Je suis un humble boat people viêtnamien
Avec mes frères et sœurs polonais, peuple meurtri
Avec Popieluszko et Solidarność
J'élève ma voix en cette nuit de Noël
Où le Christ est né
Pour chanter la Dignité de l'homme
L'Espérance, le Printemps.

Ô Polska! Polska! Ma Polska insoumise
Quelles émotions me réchauffent donc le cœur!
Nous avons vécu, nous avons disparu
À la vie et à la mort, bien unis
Sur le champ de bataille
Dans les cellules d'emprisonnement
Au centre des camps d'extermination
Confinés dans les goulags
Déportés au fin fond des îlots sauvages.
Sur les ruines de six millions de sépulcres d'innocents
Voici poindre d'innombrables germes verdoyants
Et voilà s'envoler vers un règne de paix
Les ailes amples de l'Espérance...
Les fossés d'injustices seraient comblés, grâce aux alluvions
Les flammes de la terreur s'éteindront, sous la pluie providentielle
Le jardin du cœur sera cultivé et entretenu, par les mains dévouées.
Inspiré de confiance et d'humanité
Chacun de nous se regarde l'un l'autre, le visage épanoui
Daigne témoigner de la compassion pour autrui
Et déplorer la condition humaine.
Fraternels, nous manifestons  par les chants, les danses, nos états d'âme
Ensemble, nous sollicitons nous-mêmes, à une vie honnête et sincère
Après plus de trente années d'oppression et de misères
Notre existence de bête de somme, captive d'un ordre arbitraire
Est sans avenir.
Pour acquérir notre Liberté, nous ne pouvons pas quémander
Qui d'autre a cueilli le fruit du bonheur, dont nous avions cultivé la plante?
C'est ici notre terre natale
De quel droit, l'Union soviétique impose-t-elle sa souveraineté?
Pour qui devons-nous moissonner tous ces champs de froment doré?
Au profit de quel pays s'acheminent nos trains de machines?
Les wagons sont inondés de larmes, de sueur d'ouvriers.
Durant l'hiver engourdissant
Nous n'avons pas assez de charbon pour nous chauffer
Nos épouses, souffrantes, cachent leurs peines dans le silence
Nos enfants, rachitiques, languissent de malnutrition
Le lait, la patate, les remèdes leur manquent.
Repus de plaisir
Le Parti et sa caste de féodaux s'assemblent pour discutailler
Se livrant, au mépris de la population misérable
À la réjouissance de somptueux festins royaux.
Nos parents nous instruisent par le partage et la défense du faible
Victime d'injustices
Le Parti clame haut et fort
La haine, la vengeance, la lutte sanglante des classes
La digue est rompue au cœur du peuple
Le raz de marée tourbillonne de courroux...

Depuis ce jour... depuis ce soulèvement de Poznan
Malgré leurs Forces de l'Air
Leurs artilleries lourdes, leurs missiles nucléaires
Leurs divisions de chars, de blindés
Rien ne change leurs cauchemars obsédants.
Jamais, ils ne parviendront jamais  à sommeiller en paix
Ils ont massacré nos frères à Berlin, à Budapest
À Prague, au printemps; à Huê, Têt Mâu Thân
À Vientiane, à Phnom Penh, à Kaboul
Religieux, intellectuels, paysans, travailleurs, étudiants
Ils n'en épargnent aucun.
Ils se nourrissent d'illusions
Croyant réussir à noyer notre peuple au fond du gouffre
À nous fouler, nous terroriser, nous humilier
Aucune pression ne peut donc ébranler la foi de la Pologne.
Car depuis l'insurrection de Poznan
Se succèdent Gdansk, Cracovie, Katowice
Solidarność, avec dix millions d'ouvriers coalisés
Comme les quatre vents des monts et forêts
Comme les vagues géantes des océans
Comme les galaxies des cieux.
Les cœurs de nos frères des cinq continents de la Terre
Battent au même rythme que les chants
Qui s'élèvent, jour et nuit, des mines, des gisements
Des usines, des chantiers, des ports, des quartiers de la ville
Et retentissant jusqu'aux quais des gares
Aux bureaux de la presse, aux universités, aux églises.
Jeune milicien de nuit, ne les entends-tu pas?
Tâche de reconnaître le vrai visage de l’impérialisme
Le spectre des ténèbres qui écrase nos boutons de roses
Qui éteint nos chapelets de rires cristallins.
Ô notre Liberté! Notre Indépendance! Notre Espérance!

Avril Noir 1975
Précipités dans leur chute
Sài Gòn et le Viêt Nam du Sud, mon pays natal
Sont mis à mort 
Boat people ayant failli périr en haute mer, quel miracle m'a ressuscité?
Je vais à la rencontre de nos frères de plume emprisonnés
De Hà Nôi à Pékin. De Pyongyang à Lhassa
De Belgrade à Sofia. De La Havane à Bucarest.
Je me rends à Granada, sur la tombe de Federico Garcia Lorca
À Santiago, me recueillir à la mémoire de Pablo Neruda
À Terezin, en pèlerin, sur les lieux de déportation de Robert Desnos.
J'avance dans Paris de Victor Hugo et de Paul Éluard
J'avance sur New York de la déesse de la Liberté
La veilleuse tenace, en dépit des tornades, maintient avec fermeté
Le flambeau de la foi, hissé du haut de son bras fervent
Mes frères, mes sœurs, mes amis
Je souhaite ne jamais manquer à votre appel
Puissé-je avoir l'honneur de me faire l'écho de vos voix.

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